Renversant, le Bénin Réussit l’impossible face aux lions de l’Atlas du Maroc.

Les Écureuils du Bénin réalisent ce soir un exploit retentissant au Caire. En effet, lors de ce 1er huitième de finale de la CAN 2019, la bande à Michel Dussuyer a déjoué les pronostics en éliminant le Maroc actuellement 47è nation au classement Fifa.

Les Béninois, après le dernier tir au but. Image: rfi.fr

Un véritable exploit

Qui l’eut cru? Qui l’eut imaginé? Les Écureuils du Bénin viennent de frapper un grand coup en venant à bout du Maroc au terme d’un huitième de final épique. Après avoir contenu les ardeurs des Ghanéens et des Camerounais, la bande à Michel Dussuyer avait un gros client en face ce vendredi au Caire. Le Maroc, vainqueur de ses trois matchs de phase de groupe faisait fort logiquement office de favori dans cette confrontation que toute l’Afrique du foot voyait comme une promenade de santé pour les Maghrébins. D’autant qu’en cinq confrontations, matchs officiels et amicaux compris, les Écureuils du Bénin n’ont jamais réussi à remuer la queue devant les Marocains, toutes les cinq fois vainqueurs.

Michel Dussuyer a su parfaitement galvanisé ses troupes

Les Écureuils sans complexe

Mais c’était écrit que cette fois-ci serait différente. En effet, galvanisé par ses bonnes prestations défensives lors de la phase de groupe, le groupe de Stéphane Sèssègnon a eu le culot d’aborder ce match presque sans complexe, conscient de ses lacunes techniques et offensives, surtout en l’absence de Steve Mounié, mais aussi fort de ses certitudes. Et c’est là la clé de la victoire de Saturnin Allagbé et de ses coéquipiers. Au fil d’un match globalement dominé par les Lions de l’Atlas, les Béninois ont eu le mérite de rester disciplinés, concentrés et surtout patients, comme certains qu’une opportunité se dégagerait pour eux. Et c’est ce qui va se passer dès l’entame de la seconde partie avec ce but d’Adiléhou à la 53è minute, symbole du culot d’une équipe néophyte à ce niveau de la compétition, mais bien décidée à bousculer la hiérarchie pour se faire une place de choix dans le gotha du football africain.

Saturnin Allagbé a réalisé de précieux arrêts ce soir

Une équipe combative

Il faut louer la lucidité des Écureuils jamais impressionnés face à ses grands noms du football africain tels que Hakim Ziyach, acteur de premier plan de la grande épopée de l’Ajax Amsterdam cette année en Ligue des Champions UEFA,  Younès Belhanda et j’en passe. Il y a de quoi louer la combativité de Khaled Adénon et d’Olivier Verdon présents dans les duels en défense, de Soukou en milieu de terrain et même d’Adiléhou qui a parfaitement suppléé Barazé. On ne peut pas non plus ignorer le capitaine Sèssègnon, qui malgré la fatigue a continué à multiplier les courses et les duels montrant l’exemple à ses coéquipiers. Car c’est cela qui a fait la différence ce soir. Ce n’était pas la technique que les Béninois peuvent envier aux Marocains, pas le palmarès qui parlait en faveur des Marocains, pas le niveau au classement FIFA, mais c’était plutôt le cœur, le mental, la combativité ou encore le don de soi. Ce sont ces  des valeurs  auxquelles les Béninois se sont accrochés qui ont fait différence ce soir. La foi, le courage, l’abnégation, le refus d’abandonner, le fait d’y croire jusqu’au bout ont permis au onze national de tenir deux heures durant. Car Avec l’expulsion d’Adénon, le but offert par Jordan Adéoti, le penalty sifflé plutôt logiquement d’ailleurs, et les décisions arbitrales parfois limites, tout ou presque était contre le Bénin. Mais ces joueurs ont montré, comme si on ne le savait pas déjà que, l’on peut réussir là où personne ne vous voit le faire.

Héroïques Écureuils

Cette prestation doit nous inspirer. En effet, sans un grand attaquant, des monstres techniques, cette équipe a misé sur son collectif et son esprit de générosité. Une leçon pour chacun. En effet, il ne faut pas beaucoup de choses pour construire son bonheur. Cette équipe n’est pas technique, peut-être même pas très élégante à voir jouer, mais elle a indéniablement montré à toute l’Afrique et au monde entier qu’elle a une âme. Et c’est cela, le plus important.

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